
Mine de rien, le nouveau Hyundai Tucson roule déjà sur nos routes bosselées depuis quelque temps déjà et il faut avouer que le petit VUS coréen se vend plutôt bien. Ce dernier et la plus récente berline Sonata représentent le nouveau langage visuel du constructeur et il n’y a pas à dire, le coup de crayon du département de design est plutôt réussi. D’ailleurs, il a intérêt à être attrayant ce Tucson puisque cette catégorie des petits VUS compacts est de plus en plus peuplée et l’offre se renouvelle constamment, une excellente nouvelle pour les consommateurs nord-américains, une moins bonne pour le département des finances des constructeurs.
Les courbes coréennes
Au niveau de l'apparence extérieure, le Tucson Limited laisse tomber la ligne vieillissante de l'ancien modèle pour un ensemble beaucoup plus fluide. La fenestration latérale rappelle un peu celle d'un certain Nissan Rogue, tandis que le bouclier avant cède la place à cette nouvelle grille de calandre aussi aperçue sur la berline Sonata. De son côté, la partie arrière s'harmonise plutôt bien avec les courbes de ce petit multisegment. Cette édition Limited ajoutait des jantes de 18 pouces optionnelles – celles de 17 pouces équipent le Limited de base. La qualité de fabrication est au rendez-vous et, pour le moment, le Tucson a fière allure, mais vieillira-t-il bien au fil des années? La question mérite d’être posée même si, dans les faits, les consommateurs choisissent très souvent leur véhicule en fonction de leur apparence extérieure.
Moins de cylindres
La nouvelle cuvée du Tucson dit aussi au revoir à la mécanique V6. En effet, le nouveau « gros moteur » est un 4-cylindres de 2,4-litres qui développe 176 chevaux, un gain de 3 par rapport à l'ancien 6-cylindres. Jumelé à une transmission automatique à 6 rapports, ce groupe motopropulseur accompli du bon boulot, mais ne vous attendez pas à une foudre de guerre dans ce cas-ci, surtout avec un poids de 1582 kg pour cette édition Limited. D'ailleurs, malgré une perte de poids de près de 30 kg par rapport à l'ancien Tucson Limited, le nouveau VUS paraît lourd à déplacer. À sa défense, il faut avouer que la transmission a été pensée pour économiser du carburant et non pour abattre des 0-100 km/h démentiels. Le constructeur coréen ajoute aussi une mécanique supplémentaire en 2011 réservée aux modèles de bas de gamme, soit un 4-cylindres de 2,0-litres d’une puissance de 165 chevaux, ce dernier étant boulonné à une transmission manuelle à 5 rapports, l’automatique à 6 rapports offerte en option. Pour revenir au Tucson Limited, il faut mentionner que ce dernier n'est disponible qu'avec la traction intégrale sur demande. Quelques averses de pluie m'ont permis de constater que ce système fonctionne bien sur une chaussée détrempée. Dommage qu'il n'y ait pas eu de neige!
Plus dans le vent cet habitacle
Malgré son statut de VUS, le Tucson Limited n'est pas très haut. Il est donc facile d’y pénétrer. Ici aussi, pas de surprise, l'ambiance très sobre de l'ancienne génération fait place à quelque chose de beaucoup plus branché. Le tableau de bord est peut-être en plastique, mais le dessin de ce dernier est franchement plus beau. La plupart des boutons sont faciles à lire et l'ergonomie de ceux-ci ne pose pas problème. Quant à la qualité de fabrication, je n’ai noté aucune faute. La position de conduite plus verticale que celle d’une voiture se trouve aisément grâce au volant télescopique et au siège entièrement électrique. À ce sujet, je dois avouer que j'ai trouvé les sièges avant trop durs pour effectuer de longues randonnées. Évidemment, les jantes de 18 pouces jumelées à une suspension plus ferme pour 2011 n’aident en rien à améliorer le confort du véhicule. À l'arrière, l'espace pour les occupants est convenable, mais l'assise de la banquette est encore une fois trop dure. Le modèle essayé avait aussi droit à un toit panoramique qui rendait l’habitacle sombre plus éclairé.
Inspirant le Tucson?
Tel que mentionné plus haut, le Tucson Limited n'a pas de prétentions sportives. Chez Hyundai, ce rôle est laissé au coupé Genesis. Les accélérations sont acceptables pour suivre le trafic, le moteur 4-cylindres s’exprimant haut et fort dans l’habitacle – un peu plus d’isolation serait souhaitée! La transmission automatique à 6 rapports fait du beau travail, les changements de rapports s’effectuant sans heurt. Il est même possible de changer les rapports manuellement. La direction du Tucson est précise pour un petit camion, même si c’est vague au centre. La suspension raffermie pour 2011 ajoute un peu de dynamisme à l'ensemble, au détriment du confort. Côté visibilité, il n'y a aucun problème à l'avant à part peut-être les piliers A épais. C'est à l’arrière que ça se gâte, la fenêtre arrière haute réduisant la vision lors des manœuvres de stationnement, sans oublier cette ligne de fenestration qui monte vers le haut. Pas fameux pour les dépassements sur l’autoroute. Finalement, le petit Tucson s'est comporté de manière correcte à la pompe. Hyundai annonce une consommation de carburant moyenne de 8,8 litres aux 100 km. J’ai plutôt enregistré une moyenne de 11,2 L/100 km, mais il faut mentionner que mon parcours a été en majorité effectué en ville, ce qui n’aide pas à améliorer le résultat final.
Conclusion
Chose certaine, cette évolution du Tucson fera rapidement oublier l’ancienne. Plus belle, plus moderne et définitivement mieux ficelée, la deuxième génération va assurément enlever quelques ventes à la compétition. Certainement, l’édition Limited n'est pas pour tout le monde, surtout avec un prix de départ de 32 249$, mais le plus petit des VUS tatoués du "H" de Séoul mérite qu’on s’y attarde au moins pour un essai routier. De toute manière, le choix ne manque vraiment pas dans cette catégorie.
Modèle : Hyundai Tucson 2011
Version à l’essai : Limited
Prix : 32 249$
Transport et préparation : 1 760$
Options : Aucune
Moteur : 4 cyl, 2,4 litres
Puissance/couple : 176 ch / 166 lb-pi
Transmission : automatique à six rapports
Garantie de base : 5 ans / 100 000 km
Garantie du groupe motopropulseur : 5 ans / 100 000 km
Consommation annoncée (ville/route, litres aux 100 km) : 10,1 l / 7,1 l
Consommation enregistrée (litres aux 100 km) : 11,2 l
Modèles concurrents : Chevrolet Equinox, GMC Terrain, Ford Escape, Honda CR-V, Jeep Compass/Patriot, Kia Sportage, Mazda Tribute, Mitsubishi Outlander, Subaru Forester, Suzuki Grand Vitara, Nissan Rogue, Toyota RAV4, Volkswagen Tiguan.